‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 4)Chapitre 264 sur 324 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

MERLUSSAC, radouci.

Vous avez manqué de franchise.

LE MARQUIS

Et je paierai le tout argent comptant.

MERLUSSAC, satisfait.

Ah.!

GAUTRU.

Mais moi je pouvais prétendre, Comme gendre, A votre titre de Marquis, Merlussac me l'avait promis.

LE MARQUIS, étonné.

Déjà ?

GAUTRU.

Je m'apprête A porter galamment mon épée en sautoir,

— Comme vous pouvez voir, — Eu tenant haut la tête.

11 se campe.

Mais vous avez un fils, adieu le marquisat !

LE MARQUIS, désolé.

J'ai mon comté d'Arvèze à vous céder, ingrat.

MERLUSSAC, à Gautru.

Qu'en dis-tu?

GAUTRU, faiblissant.

Nous allons manquer de caractère.

LE MARQUIS, avec élan.

Et, dussé-je vendre une terre, Je triplerai la dot pour orner le contrat.

vi. 23.

MERLUSSAC.

Nous ne sommes pas intraitables.

GAUTItU.

Et vos filles sont adorables.

LE MARQUIS, ravi.

J'y mettrai quelque apparat.

GAUTRU.

Nous allons chez le notaire.

MERLUSSAC.

Adieu, beau -père.

GAUTRU.

Adieu, marquis.

MERLUSSAC, en sortant.

Il est superbe.

GAUTRU, le suivant.

Il est exquis.

LE MARQUIS, joyeux.

Je les ai reconquis.

D'un air pileux.

Je me ruinerai si cela continue.

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