‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 4)Chapitre 270 sur 324 · SCÈNE VIII BENOIT, FLARAMBEL', LA BLUETTE · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII BENOIT, FLARAMBEL', LA BLUETTE

BENOIT, revenant aux jeunes gens.

Il est indiscret. — Je m'apprête, Voulant célébrer mon retour, A donner demain une fête Comme à la cour ; Et je vous invite.

FLARAMBEL.

Nous acceptons vite.

LA BLUETTE

Vous trouverez en nous d intrépides danseurs.

FLARAMBEL.

Nous verrons vos aimables sœurs ?

BENOIT, étonné.

Mes sœurs !

LA BLUETTE

Est-il un bal sans demoiselles ?

BENOIT

Jamais.

A part.

Oh ! j'ai des sœurs et l'on ne m'en dit rien !

Elles sont si belles !

BENOIT, à part.

J'ai des sœurs! — Combien?

LA It LUETTE.

Alors, nous les verrons?

BENOIT, vivement.

Toutes. — Mais où sont-elles ?

Criant.

Pacome! — Pendard, traître, accours, mort ou vivant.

P A C O M E , effrayé.

J'accours.

BENOIT

Où sont mes sœurs ?

PACOME.

Elles sont au couvent.

Il sort.

FLARAMBEL et LA B LUETTE.

Au couvent !

BENOIT

Au couvent!

LA BLUETTE

C'est affreux.

C'est horrible.

LA BLUETTE et FLARAMBEL.

Au couvent! quelle cruauté 1

BENOIT, gravement.

On ne m'a pas consulté ; C'est un manque d'égards auquel je suis sensible.

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