‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 4)Chapitre 272 sur 324 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

BENOIT

Elles sont à vous.

Je prétends qu'on vous marie.

FLARAMBEL et LA BLUETTE.

Répétez cela, je vous prie.

BENOIT

Vous me plaisez beaucoup.

FLABAMBEL et LA BLUETTE.

Permettez-moi de vous sauter au cou.

Chère bien-aimée, Qui souffres loin de moi,

Mon à nie charmée Voudrait voler vers toi.

Viens bénir toi-même

Ce frère charmant,

Dis-lui que je l'aime,

Mignonne, en t'aimant.

BENOIT

A la bien-aimée On pense plus qu'à moi.

J'ai l'âme charmée.

En voyant leur émoi.

Mais, surprise extrême

Se peut-il vraiment

Qu'à la ville on aime

Si naïvement !

Ah ! je m'amuse de leur joie ;

Mais j'ai, — si j'en crois leur amour, —

Des sœurs belles comme le jour.

Il faut au moins que je les voie.

FLABAMBEL.

Les couvents sont fermés.

BENOIT

Mais je dirai mon nom.

LA BLUETTK.

On vous recevra mal.

BENOIT

Suis-je le frère ou non?

SCÈiNE IX Les Mêmes, MITON.

On voit apparaître au fond Milon, qui observe, inquiet. LA BLUETTE.

Je crois que j'ai rêvé.

l'LAUAMBEL.

Tant de bonheur m'affole !

LA BLUETTE

Nous les épouserons ?

BENOIT

Vous avez ma parole.

MITON, à pari.

Qu'a-t-il fait le pendard ?

BENOIT

Et jamais je ne mens.

LA BLUETTE

Ah ! Miton, quel grand cœur !

Quelle âme délicate

LA BLLETTE.

Quel tact et quel esprit!

Page 1