ACTE DEUXIEME
BENOIT
Elles sont à vous.
Je prétends qu'on vous marie.
FLARAMBEL et LA BLUETTE.
Répétez cela, je vous prie.
BENOIT
Vous me plaisez beaucoup.
FLABAMBEL et LA BLUETTE.
Permettez-moi de vous sauter au cou.
Chère bien-aimée, Qui souffres loin de moi,
Mon à nie charmée Voudrait voler vers toi.
Viens bénir toi-même
Ce frère charmant,
Dis-lui que je l'aime,
Mignonne, en t'aimant.
BENOIT
A la bien-aimée On pense plus qu'à moi.
J'ai l'âme charmée.
En voyant leur émoi.
Mais, surprise extrême
Se peut-il vraiment
Qu'à la ville on aime
Si naïvement !
Ah ! je m'amuse de leur joie ;
Mais j'ai, — si j'en crois leur amour, —
Des sœurs belles comme le jour.
Il faut au moins que je les voie.
FLABAMBEL.
Les couvents sont fermés.
BENOIT
Mais je dirai mon nom.
LA BLUETTK.
On vous recevra mal.
BENOIT
Suis-je le frère ou non?
SCÈiNE IX Les Mêmes, MITON.
On voit apparaître au fond Milon, qui observe, inquiet. LA BLUETTE.
Je crois que j'ai rêvé.
l'LAUAMBEL.
Tant de bonheur m'affole !
LA BLUETTE
Nous les épouserons ?
BENOIT
Vous avez ma parole.
MITON, à pari.
Qu'a-t-il fait le pendard ?
BENOIT
Et jamais je ne mens.
LA BLUETTE
Ah ! Miton, quel grand cœur !
Quelle âme délicate
LA BLLETTE.
Quel tact et quel esprit!