ACTE TROISIEME
BENOIT
Tous illustres !
LE MARQUIS
Des rustres.
BENOIT
Du meilleur ton.
LE MARQUIS
Qui me faisaient tourner comme un simple tonton ! Vous l'approuvez. Mi ton ?
Je blâme les masques.
LE MARQUIS, à part.
Et ma femme se tait. C'est signe de bourrasques.
Revenant à Benoit.
Otc ce domino, butor, traître, apostat.
BENOIT
Volontiers, me voici.
LE MARQUIS, stupéfait.
Grand Dieu ! dans quel état Est-ce là ta perruque ! Elle était magnifique.
BENOIT
J'y tiens si peu !
LE MARQUIS, furieux.
Comment ?
Je l'ai perdue au jeu.
LE MARQUIS
Et ce pourpoint ?
vi. 26
Perdu sur l'as de pique.
Voyez-rnoi son air triomphant.
Je te battrais !
MI TON
Oh ! marquis, votre enfant !
LE MARQUIS, calmé.
Sais-tu qu'il ne faut plus qu'on joue et qu'on s'enivre ? Ne fais plus rougir tes aïeux ; Le roi prescrit de bien vivre.
BENOIT
Je ne demande pas mieux.
LE MARQUIS
Je te dirai demain quelques paroles brèves, Mais j'ai mis dans ta chambre un costume nouveau. Va vite l'endosser.
1! EN OIT, lui saulant au cou.
Bravo !
Vous êtes bien le papa de mes rêves !
Il soit nvi'iutnt LE MARQUIS, essuyant ses joue*.
Ce villageois A quelquefois Des façons tendres.
LA MARQUISE, avec éclat.
Et nos futurs gendres Qui vont venir !
Marquise, il faut les éblouir.