‹ Théâtre complet [de] Edmond Gondinet (volume 4)Chapitre 88 sur 324 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

BRICHANTEAU

C'est l'étonnement.

SAVOURETTE.

Elle m'a déclaré brusquement, sans réfléchir, que j'étais un sot.

BRICHANTEAU

Sans réfléchir?

SAVOURETTE.

Et que vous ne vous marieriez jamais.

BRICHANTEAU

Elle est très fine, madame Savourette.

SAVOURETTE, inquiet.

Pourquoi très fine ?

iN'est-ce pas votre avis ?

SAVOURETTE.

Si, vraiment; mais elle se trompe.

BRICHANTEAU

Nous croyez ?

SAVOURETTE.

Votre mariage n'est plus un mystère, votre future belle mère m'a déjà fait demander si je n'aurais pas un appartement pour elle dans ma maison ?

BRICHANTEAU

Près de moi?... Elle en est capable.

SAVOURETTE.

J'en ai un sur la cour, au même étage; on ouvrira une porte de communication...

BRICHANTEACJ.

Hein?

SAVOURETTE.

A mes frais.

BRICHANTEAU

Vous me comblez.

SAVOURETTE.

Vous avez l'air de plaisanter.

Oh ! monsieur Savourette, voyez donc mon sérieux.

SAVOURETTE.

C'est que votre mariage est nécessaire à mon repos.

BRICHANTE4U.

Il fallait donc le dire !

GONTRAN, annonçant.

Monsieur et madame Pontaubert.

Madame Pontaubert parait, suivie de Pontaubert. SAVOURETTE, ravi.

Je vais être fixé.

BRICHANTEAU, à part.

Diable ! Ils ont une majesté inquiétante.

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