‹ Théâtre complet [de] Edmond GondinetChapitre 15 sur 352 · TÉRENCE, TOINETTE · texte numérisé non relu

TÉRENCE, TOINETTE

Au lever tlu rideau, on aperçoit un gendarme qui est à la fenêtre en dehors. De l'apparlement, Toinette envoie des baisers au gendarme.

TOINETTE, à la fenêtre du fond. Costume de Cauchoise.

0 guerrier, je t'aime ! Comme tous les soirs^ à huit heures, par l'escalier de service. — Adieu, adieu... (oe loin.) Pour ne pas faire de bruit, tu ôteras tes bottes. — Adieu.

Le gendarme s'en va, Toinette lui envoie des baisers en marchant à reculons, sans voir Térence; qui est entré par la porte de gauclie, deuxième plan, et qui Vembi-asse effrontément sur le cou.

TOINETTE*

Ah!

'-' TiH'cnce, Toinette.

GAVAUT, MINARD ET C'

TÉUEKCE.

Continue, Toinette.

Vous avez vu ?...

Tout.

TÉRENCE

Il l'embrasse encore.

TOINETTE

Eh bien ! — Si vos patrons vous surprenaient, vous qu'ils prennent pour un saint !

TERENCE, reiiibrassant encore.

Saint Antoine.

TOINETTE, raillant.

Je ne vous croyais occupé que des intérêts de la maison Gavaut, Minard et C''', de Saint-Scvcr, comme vous dites en enflant les joues.

TÉRENCE, lui prenant la taille.

11 faut s'occuper un peu de tout. Tu as une taille divine.

TOINETTE, passante gauche"'.

Vous VOUS apercevez de ces choses-là, avec vos yeux toujours baissés ?

TÉRENCE, regarJant ses épaules.

Baissés, mais ouverts.

TOINETTE

Vous êtes un joli tartui'e, vous !

TÉRENCE

C'est un vilain nom qu'on donne aux gens circonspects.

Cii'conspects ! Si je disais que vous m'avez embrassée trois fois?

TERENCE, l'cuibrusssnt encore.

Quatre, Toinette.

' Toi nette, Térence.

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