‹ Théâtre complet [de] Edmond GondinetChapitre 177 sur 352 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

ADRIENNE

C'est M. Solem qui a dit cela.

LA BARONNE, stupéfaite.

Le docteur ?

LE DOCTEUR

Oui, madame.

LA BARONNE

C'est vous ?

LE DOCTEUR

Vous ne me supposiez pas si spirituel ?

ADRIENNE

Vous avez lu ! — Mais, ma mère, le docteur va être forcé de demander ma main.

Venez, Adrienne !

Elle entraine sa fille. Elles sortent par le fond. ROBERT, à Solem.

Qu'as-tu donc ?

LE DOCTEUR

Ce que j'ai ? Ta nièce est un ange.

Il sort par le fond.

ROBERT, riant.

Je m'en doutais.

l'huissier.

Le vicomte Enguerrand de Grandlucé.

ROBERT

Les salons se remplissent et elle ne vient pas,

Te voilà impatient.

ROBERT

Impatient, oui ; mais je suis calme, tu le vois bien.

BRIAC

Oh ! calme !

ROBERT

Si elle allait ne pas venir !

232 CURISTIANE

BRIAC

Oh ! elle viendra. — Rentrons dans le bal.

Non, non, je veux être ici quand elle arrivera, je la verrai le premier.

BRIAC

On remarquera ton trouble.

ROBERT

Sois tranquille.

Achille parait au fond dans un groupe de jeunes gens. ACHILLE, saluant à di-oite et à gauche.

Bien, très bien, mon père va bien.

BRIAC

Voici M. de Bcaubriand.

ROBERT

Tant mieux, on ne s'occupera pas de moi.

Page 1