‹ Théâtre complet [de] Edmond GondinetChapitre 232 sur 352 · I.'ouvifiiit · texte numérisé non relu

I.'ouvifiiit

L'ouvrage d'Agathe.

C'est là que tout son luxe éclate.

l'reiiîiiit char|i:c 0l)jpl.

Des ciseaux, une aiguille, un di'.

Un volant de tulle bi'odé, Et de la laine à flots, verte, grise, écarlate...

Un billet Imiibe du eulîiet.

.\h 1 un billet ! — intact encor. —

II le ramas?e et rexamine.

Et sans adresse. —

Se levant.

C'est étrange.

L'entr'(iu\ raiit.

De quelque amie apparemment ? — « Cher ange, » Ange est bien tendre ! — « Ton Hector. » Comment ? — Voyons, j'ai la berlue !

Lisons le premier mot...

Hésitant.

Je fais un sot métier.

Deux lignes seulement. —

Lisinl.

« Je l'ai vingt fois relue, Celte lettre oîi ton cœur se livre tout entier. » Elle écrit ! —

Reprenant comme malgré lui.

« Et vingt fois, tremblant, le cœur en fièvre, J'ai repassé dans ce petit sentier Où les cheveux ont efïleuré ma lèvre. »

SCKNE HUITIEME 313

Sa lèvre ! on en est déjà là.

Je dois y mettre le holà.

Agathe est de ma famille

Et je ne suis plus garron.

La petite hypocrite ! Elle veut rester tille !

Je navals aucun soupçon.

Elle aime cet Hector, qui Taime aussi peut-être ;

Ce misérable est heureux,

Je voudrais bien le connaître.

Elle ne nommera jamais cet amoureux.

— Que je le jetterais gaiement par la lenètrc I

Prenant ton paletol.

Mais le i)rcmier venu va, me dire son nom.

Sarrêtant.

Il est peut-être de la noce?

Avec colère.

il me regardera monler dans mon carrosse Et présenter ma l'eunnc en plein soleil !

l'rennnt son chapeau.

Non, non.

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