‹ Théâtre complet [de] Edmond GondinetChapitre 245 sur 352 · SCENE DOUZIÈME · texte numérisé non relu

SCENE DOUZIÈME

Elle est maigre ! — Tant mieux ! c'est une taille austère.

Avec enthousiasme.

Et je l'épouserais avec ravissement...

Si je ne venais pas d'empoisonner son père.

AGATHE, vivement et avec joie.

Vous ne Tépousez pas ?

OCTAVE

Non, non. — Je ne peux plus.

Mais si, monsieur, mais si. la douleur vous égare.

Of.TAVE.

Vois mes regrets.

FLOKENTIX.

Mais...

OCTAVE, vivement, en l'interrompant.

Regrets superflus !

FLORENTIN, insistant.

Pourtant...

OCTAVE

Un crime nous sépare,

FLORENTIN

Un accid(Mit. — Perdez-vous la raison ?

OCTAVE

La tentative est manifeste.

FLORENTIN

C'est le hasard.

OCTAVE

J'ai versé le poison.

T.e flacon était plein, voilà ce qu"il en reste.

Le secouant.

Rien, rien ! Puis-je nier cela ?

FLORENTIN

Monsieur sait qu'il n'est pas coupable.

332 LA CliAVATE HLA.NCHK

OCTAVK.

Sait-on jamais ces choscs-lù ?

FLORENTIN, inlcrdU.

Comment ?

OCTAVE

Mon innocciHo esl-cllc Miiiscmltlahlo ?

.l'Iu'rilerais de ce nnblc Aicillai'd.

Et jr \ivrais lrioni|ilianl cl prosiirro !

[l'un Ion lr;iL;ii|ne.

Va, ce n'est Jamais par hasard Que l"on se d(''rai( d'un l)eaii-i»rre.

l'ijii; i: Nil N .

Mais c'est un sci'U|)nle insensé.

— Je demande à monsieni- itardon de ma IVaiicliise, — Le rnaria.uc est |ires((iie coiumcnci'' ; l.a j(;nn(' lillc est rom|a'ojnisc.

Et le mundc, nionsiciii', ((iic \()iilez-\()us qu'il dise? Mariez-vons. — .le \i)is que monsieur si^ ra\ise.

OCTA VK, .ivre frnni'l.'.

ri.ORENTI.N '■■■ .

C'est le drinjcr nml de monsieur?

OCTAVE

Le dernier.

n va >";is<o()ii' :'i g.iuflio,, jups «le \n tohle. Kl.or. ENTIN.

.)e me lais.

AGATIIi:.

Qu'aliez-vons l'aire ?

OCTA VE.

Me ((iiisiiliii'r |irisonnirr.

\(; ATii E. siii|M-niii.'.

Vous ?

* Oclavf. Eloronlin, A;.';illic.

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