‹ Théâtre complet [de] Edmond GondinetChapitre 270 sur 352 · G R 1 JI 0 I N E · texte numérisé non relu

G R 1 JI 0 I N E

Certainement.

CHAMPANET.

Alors, pourquoi as-tu renoneé à ta clientiMe ?

GRIMOINE.

Parce que je n'aime pas à voir des malades entre mes repas... Ça m'empêche de manger, ou ça me trouble la digestion.

Ce n'est pourtant pas les soins que tu leur donnais.

GRIMOINE.

J'avais pris le bon système; si tu as des parents médecins, tu peux le leur donner.

CHAMPANET.

Voilà le tire-bouchon.

Xote d'abord que tous mes clients étaient des gens du monde ; or, quand on lait une ordonnance qui blesse les gens du monde, on se fâche avec eux... moi, je leur demandais ce qu'ils aimaient, et je le leur prescrivais. Ils faisaient eux-mêmes leurs ordonnances, et, s'ils mouraient, je n'avais pas de remords. C'était leur faute.

CHAMPANET.

C'est très ingénieux. .le voudrais t(! demander une consultation.

GRIMOINE.

Pour toi ? qu'est-ce que tu aimes ?

CHAMPANET.

Non, pour mon secrétaire.

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