‹ Théâtre complet [de] Edmond GondinetChapitre 302 sur 352 · J L LES · texte numérisé non relu

J L LES

11 est perdu, mon avenii-.

CHAJirANET.

Eh bien, non, Carpiquel, non, tu es libre.

JULES

Libre?

Tu n'as plus de chaîne.

JULES, le regardant avec ahurissement.

Ah!

L'obstacle a disparu.

JULES

cil AMP AN ET.

Tu peux épouser Cécile.

JULES

Ah!

CHAMPANET.

Tu te croyais engagé, tu te croyais aimé; parce qu'elle t'appelait Moumoutte.

JULES

Moumoutte!

Cette femme adorable avec laquelle ce malin même lu n'osais pas rompre... un autre te l'a enlev»'e.

JULES, de plus en plus ahuri.

Un autre?

CHAMPANET.

Et cet auti'e, c'esl moi.

JULES

Vous!

CHAMPANET.

Moi! Aristide Champanet. Il m'a suffi dun quart d'heure pour la subjuguer.

CHAMPANET.

Nous dînons ensemble ce soir à sopl lieures à la Porte- Jaune.

JULES

A la Porte-Jaune! (a pan.) Mais de qui me parle-t-il donc?

CHAMPANET.

Je te rends le service que me rendit jadis, dans une circonstance analogiuî, sauf qu'elle était laide, — un capitaine adjudant-major plusieurs fois cité pour faits de gueire. Tu ne m'embrasses pas encore; moi non plus, je ne l'embrassai pas tout de suite, parce qu'on est toujours vexé d'abord, mais dans huit jours lu m'embrasseras. Maintenant, soyons pratique. Je me dévoue. Je vais dîner àlaPorle-.Jaune avec. Comment l'appellcs-tu?

JULES

Qui?

CHAMPANET.

Comment? Qui? mais elle.

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