ACTE DEUXIÈME
LA VOIX, en haut.
Eh bien, attendez.
Alors, sonnez.
CÉLESTE
Maintenant voici que je tremble.
Alors, repartons.
CÉLESTE
Oh ! non. II n'y a pas de cordon de sonnette.
Frappez.
CHAMPANET, venaiU de la cliaiiibre, cravaté de blanc.
Je voudrais me voir dans une autre j^lace, pour le côtt'' gauche. Maintenant, j'ai peur d'être trop bien.
Céleste frappe.
JULES, paraissant.
On frappe. (Célesle frappe encore.) Jc Vais OUVrir. (Entr'ouvranl la
porte et voyant Célesle.) Oll ! VOtrC mari CSt là.
Il referme vivement la porte.
CÉLESTE, effarée, à El mire.
Mon mari est là.
ELMIRE
M. Champanet ?... Partons vite.
CÉLESTE
Oui.
Elles se précipitent dans l'escalier.
CHAMPANET, étonné de voir Jules qui reste le dos appuyé à la porte.
Qu"as-tu donc ?
JULES
Rien... rien... C'est un monsieur qui se trompait.
Il entr'ouvre doucement la porte pour voir et la referme vivemenl. CÉLESTE remonte précipitamment, en poussant Elmire devant vile.
Pas par là.
426 TÊTE DE LlNOiTE
ELMIRE
Pourquoi ?
CÉLESTE
Don Stefano...
ELMIRE
Le Portugais :*
JULES, toujours collé à sa porle il i|iii l'ii entr'ouverlo.
Elle n'est pas partie.
CÉLESTE
Montons.
Où?
CÉLESTE
Le plus haut possible.
Elles montent l'escalier.
CHAMP AN ET
Jules, ne me trompe pas, tu as quelque chose.
JULES
Moi! non, non, c'est l'émotion, (a pan.) Pour qu'elle vienne chez moi, il faut qu'il se soit passé des choses terribles, i (Haut.) Vous pensez bien qu'une rupture si prompte... ^
CII A M l'A NKT, vivement.
Je te comprends. Elle doit être charmante dans l'intimité.
JULES
Charmante... alors... n'est-ce pas?... J'ai eu une espèce d'éblouissement.
cil AMPANET.
J'aurais dû te ménager.
JULES, inquiet.
Où allez-vous ?