M" LES
r;e*;t mon cocher.
LA VOIX . >-n liant.
M. Carpiquel?
STEFANO
Carpiquel !
LA VOIX, en liaul.
Au second, porte à gauche.
CÉLESTE, cITrayée.
Il va venir.
JULES
Entrez là un moment. Le temps de le payer et de le renvoyer.
Céleste entre ilans la cbambre.
STEFANO
Carpiquel! mais c'est le jeune homme qui s'est ('vanoui, ce matin, à côté d'elle!... soyons calme.
JULES, allant ouvrir tranquiUciiu'iil il s'arrêtant stupéfait.
Je vous dois deux heures... Le Portugais!
STEFAISO.
Monsieur, je suis Portugais, vous le savez, c'est-ù-dire fier et chevaleresque. Vous êtes Français, c'est-à-dire généreux et frivole. Nous devons nous entendre.
JULES
Monsieur!
CIIAMPANET, rnlr'oiivrant douceinenl le placard, de faeon à n'être vu que du public.
C'est une voix d'homme, (n écoute.) .Je ne suis plus indiscret.
STEFANO
Monsieur, j'ai trouvé ce gant à votre porte... Voulez-vous me permettre de le rendre à la personne à qui il appartient?
JULES
Ce gant?
STEFANO
C'est le gant d'une l'emme que j'aime.
JULES
Cela ne m'intéresse pas, monsieur.
STEFANO
J'ai quelque raison de croire, au contraire, que nous aimons tous les deux la même femme.
JULES
Permettez-moi, monsieur, de m'étonner...
Vous vous étonnez, parce que vous l'aimez comme on aime en France. Moi, je l'aime comme on aime en Portugal, avec passion, avec délire, avec rage, et je ne l'ai vue que trois fois !