SCÈNE V JULES, puisGRIMOINE
JULES
Elle est ravissante 1... Quand je songe que j'aurais pu avoir là une femme ravis... mais c'est impossilile, puisque c'est sa lante que j'aime 1
U se dirige vers la poile, pan coupé à droite, et se trouve en face de Grimoine, qui entre sombre et terrible.
GRIMOINE.
Enfin, monsieur, je vous trouve !
JULES, gracieux.
Monsieur Grimoine I
GRIMOINE.
Parlons bas et parlons vile.
JULES
Qu'arrive-t-il encore ?
GRIMOINE.
Je suis voltairien, c'est-à-dire que je méprise les faiblesses du cœur, mais le scepticisme n'exclut pas Famour-propre.
JULES
Au contraire.
GRIMOINE.
Vous l'admettez ! Alors, monsieur, vous me rendrez raison.
JULES
Comment ?
Chut! Je suis marié, c"est-à-ilire tenu à des ménagemenls. Je vous enverrai mes témoins.
JULES
Pourquoi ?
J'ai tout deviné,
J L" I. I-;S , cléroiicci'té.
Je suis allé à son ancien domicile, — que j'avais meublé, — entièrement, — vous n'avez eu qu'un rôle.,, mesquin ! Le concierge m'a appris qu'elle avait élé congédiée pour tapage nocturne.
JLI.ES.
Qui?
Et qu'elle demeurait présentement chez son amant... Voilà pourquoi elle m'avait télégraphié : « Viens me demander chez ma patronne. »
JCLES.
Quelle patronne ?
GRl MOINE.
J'y suis allé naïvement,., on m'a répondu : « Elle demeiii"*^ en lace, » Je IVapptî à la porte en face... c'élail chez \ous 1
J U LES
Ah :
En me voyant, vous êtes médusé, et vous m'empêchez d'entrer, en criant : « Il est dans le placard ! »
JULES
C'était vous?
Vous aviez encore, là, monsieur, un rôle mesquin.
JULES
Je vous assure, monsieur, que je ne comprends rien à ce que vous me racontez.
.)e vous prie, monsieur, de ne pas joindre Tironie à l'outrase... .le vous parle de madomoisello Olympia.
JULES
Olympia Fr(5michet !... Ah ! par exemple, elle est forte !
GRI MOINE, furieux.
Quoi ? elle est l'orte ! qui ? elle est l'orte !
JULES
.T'ai vu cette demoiselle aujourd'hui pour la première fois,