ACTE TROISIHMK
Pourquoi?
JULES
Je soutiendrai jusiprà In mori que ce n'était pas vous.
A quoi bon?... Quand mon mari aura vos lettres où vous m'appelez: «Céleste... mon petit oiseau ijleu !,.. » C'était de bien mauvais goût, ça, monsieur.
JULES
Mais il ne les a pas.
CÉLESTE
Des lettres où vous me tutoyez!
JULES
En vers! jamais en prose!
CÉLESTE
Où vous me dites que je ne peux pas aimer mon mari, un homme vulgaire et qui ne sait pas me comprendre.
JULES
Mais puisqu'il ne les a pas !
CÉLESTE
Mon mari est un homme excellent, monsieur, noble et généreux, et je l'aime comme il le mérite, depuis deux heures !
E L M IRE
Ne vous montez pas la tête inutilement. Vous avez écrit à M. Carpiquel d'acheter Justine pour reprendre ses lettres...
CÉLESTE
Elle ne les a pas.
JULES
Où sont-elles donc?
CÉLESTE
Elles sont dans les mains de don Stefano.
JULES
De don Stefano !
ELMIRE
Oh ! mon Pieu !
CÉLESTE
Il les a prises dans mon sac de voyage.
ELMIRE
Ce serait abominable !
JULES
Ce serait indigne 1
CÉLESTE
Vous n'avez pas remarqué son air triomphant... et Sun aplomb, quand il est venu ce matin ? Il avait notre secret . voilà pourquoi il ma p<jui"5uivie chez M. C^irpiquel... Et vous, monsieur, vous, au li».-u de le prendre par la douceur, vous lavez mal reçu.
JULES
Pouvais-je deviner?
CÉLESTE
Et en ce moment mon mari est chez lui. Il va Texaspérer. en lui disant que je ne veux plus le revoir.
Vous le croyez capable de remettre vos lettres à M. Champanet ?
CÉLESTE
S'il ne les lui remet pas aujourd'hui, il continuera à me poursui^Te; il me menacera pour obtenir... (viTemem.) Il n'obtiendra rien! et de dtpit... il enverra...
JULES
Je l'aurai tué avant!