ACTE DEUXIÈME
ELVinE. lirant de son sein une pliolograpliie.
Tenez,
GAVAUT.
Qu'est cela.
ELYIRE,
Sa photographie, que j'ai prise chez mon cousin l'avocat, dans le dossier. — Voyez.
Elle passe vivement ilerrière Minard *.
GAVAUT.
Grand Dieu! c'est lui.
JI I N A R D
C'est lui.
EL VIRE, le montrant.
Sombre!... fatal!... terrible!... superbe!... — f s- échappant.) Je ne veux pas qu'il me voie... (a pan.) dans cette toilette.
Elle sort par le fond à gauche. Théodore vient en scène en taillant sa plume. GAVAUT, voyant le canif que lient Tliéodore, bas, à Minard ''"'",
Il est armé.
THÉODORE, qui n'a rien entendu.
Vous VOUS servez de plumes d'oie, ici.
MINARD
Si ça vous contrarie...
THÉODORE
Non, — ça me fait de la peine; — je pense toujours à ces
pauvres bêtes qu'on a plumées, (a mesure qu'il s'approche d'eux, Gavaut et Minard reculent avec effroi. Gavaut gagne l'extrême gauchi;.) '''"^
Ma taljle est en ordre. Je vais chercher mon petit bagage, j'en ai pour un quart d'heure, (a pan.) J'introduirai Cocotte, en rapportant la réponse de la tante du Havre.
Il sort par la porte du milieu en emportant la dépèche.
* Elvire, Minard, Gavaut, Théodore.
*" Minard, Gavaut, Théodore.
♦*"* Gavaut, Minard, Théodore.
90 GAVAUT, MINARD ET C"