ACTE DEUXIÈME
COLOMBE, même jeu.
doit être rcNcnu.
ANGELE, venant derrière.
Regardez sur la table.
CÉLESTE. Elle passe.
Je vois le papier. Il est revenu.
ANGÈLE*
J'en étais sûre.
COLOMBE
Quel bon jeune homme !
ANGÈLE
Pas si haut. Lis vile.
CELESTE, lisant les mots éciils par Minard.
« Le train du Ha^re part à huit heures quarante. »
Elles se regardent toutes les trois étonnées. ANGÈLE.
Il y a cela ?
CÉLESTE
En grosses lettres.
ANGELE, prenant le papier et lisant en appuyant sur chaque mol.
« Le train du Havre. »
COLOMBE
Naturellement.
CÉLESTE
Tais-toi.
ANGELE, conlinant.
a Part à huit heures quarante. »
COLOMBE
Vous ne comprenez pas ?
Si... si... nous lui avons dit: a Venez nous cherchel\ »
* Colombe, Angèle, CélcsLe.
96 GAVAUT, iMIiNARD ET C'°
COLOJIBE.
Nous avons mis : « Urgence. »
ANGÈLE
Elle nous répond : « Le train part à huit heures quarante. »
CÉLESTE
Prenez-le.
ANGÈLE
Et venez vous réfugier près de moi.
CÉLESTE
Nous parlementerons de loin.
c 0 L 0 JI B E .
C'est assez clair.
Nuit complète à la rampe et au fund.
ANGÈLE
Prenez-le... Mais comment?
COLOMBE
Sans rien dire à personne.
Je crois bien, on nous mettrait sous clef.
ANGÈLE
Avons-nous le temps ?
COLOMBE
Il n'est pas huit heures.
CELESTE, regardant par le fond avec jo!e.
M. Minard laisse la porte du jardin ouverte.
ANGÈLE, qui est remontée également.
C'est un avertissement de la Providence.
CÉLESTE
11 nous faut cinq minutes pour nous habiller.
ANGÈLE
É\itons Toinette.