‹ Théâtre complet de Émile Augier (volume 2)Chapitre 135 sur 320 · ADR1&MAR · texte numérisé non relu

ADR1&MAR

Le pire de l'affaire, c'est qu'il va falloir tout déciarer à ce bon M. de Sainte- Agathe.

CATHERINE

Pourquoi?

ADHÉMAR

N'est-ce pas lui qui a mes fonds ? Il ne m'a encore remis que deux mille francs, avec force recommandations d'économiser ; quand il saura que j'ai grignoté le reste dans son tiroir... quel quart d'heure !

CATHERINE

On dirait qu'il vous fait peur?

ADHÉMAR

Peur, non ! mais il m'a tant corrigé quand j*étais petit, qu'il m*en reste un respect involontaire... oh! bien involontaire !

CATHERINE

Pourquoi n'êtes-vous pas mon frère au lieu d'être mon cousin! je pourrais payer vos dettes.

ADHÉMAR

Merci; mais, si j'étais votre frère, je serais aussi riche que vous.

CATHERINE

C'est vrai... et vous auriez bien de la peine à faire des

iettes.

ADHÉMAR

Oh! — on ne fait pas ces choses-là soi-même... (Ap*rt.). 3t en s'adressant aux bonnes faiseuses...

UN DOMESTIQUE

Madame la comtesse fait demander si mademoiselle est ;:»rête.

CATHERINE

Dans un moment.

Le domesliqae sort.

ADHÉMAR

Vous sortez?

CATHERINE

Oui. J'accompagne Octavie chez la duchesse deMorvan.

ADHÉMAR

Bon! Champlion va trouver visage de bois.

Il doit venir?

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