ADR1&MAR
Le pire de l'affaire, c'est qu'il va falloir tout déciarer à ce bon M. de Sainte- Agathe.
CATHERINE
Pourquoi?
ADHÉMAR
N'est-ce pas lui qui a mes fonds ? Il ne m'a encore remis que deux mille francs, avec force recommandations d'économiser ; quand il saura que j'ai grignoté le reste dans son tiroir... quel quart d'heure !
CATHERINE
On dirait qu'il vous fait peur?
ADHÉMAR
Peur, non ! mais il m'a tant corrigé quand j*étais petit, qu'il m*en reste un respect involontaire... oh! bien involontaire !
CATHERINE
Pourquoi n'êtes-vous pas mon frère au lieu d'être mon cousin! je pourrais payer vos dettes.
ADHÉMAR
Merci; mais, si j'étais votre frère, je serais aussi riche que vous.
CATHERINE
C'est vrai... et vous auriez bien de la peine à faire des
iettes.
ADHÉMAR
Oh! — on ne fait pas ces choses-là soi-même... (Ap*rt.). 3t en s'adressant aux bonnes faiseuses...
UN DOMESTIQUE
Madame la comtesse fait demander si mademoiselle est ;:»rête.
CATHERINE
Dans un moment.
Le domesliqae sort.
ADHÉMAR
Vous sortez?
CATHERINE
Oui. J'accompagne Octavie chez la duchesse deMorvan.
ADHÉMAR
Bon! Champlion va trouver visage de bois.
Il doit venir?