ACTE TROISIÈMB
CHAMPLIOir.
D*an simple mortel, comme moi.
ADHÉMÂR.
Voici la déesse.
btr» Catherint.
CATHERINB.
Vous êtes bien aimable» monsieur, de m'ayoir attendue. Vous m'apportez de bonnes nouvelles, je le sais.
CfiAUPLION*
Oui, mademoiselle. Votre généreuse parole m*a porté bonheur; on dirait que la France Ta entendue. La souscription, à peine ouverte, commence à se couvrir
CATHERINE
Et j'en sais charmée... Non que je n'eusse été très-fière de subvenir seule aux frais de votre expédition, mais rindiiférence de mon pays m'eût humiliée pour lui
CHAHPLION.
Je commence à croire, au traiu dont vont les choses, qu'il ne vous restera rien à faire.
CATHERINE
Tant pis.
CHAMPLION.
Hais je ne vous serai pas moins reconnaissant que si vous aviez tout fait
ADHÉMAR, 4 pat».
Je dois les gêner.
CATHERINE
Quand fàut-il que vous preniez la mer?
CHAMPLION.
Dans deux mois, sous peine de perdre un an.
CATHERINE
Quel temps demandent vos préparatifs ?
CHAMPLION*.
Six semaines au moins.
La souscription sera donc close dans quinze jours au plus... et je saurai alors la part qui m'en revient.
ADHÉMAR
Adieu, cousine.
CATHERINE
Vous nous quittez?
AD9ÉMAR.
Oui... Quelques courses indispensables... — Adieu, moD cher ami.
CATHERINE
Mais je vous reverrai ?
ADHÉMAR
Sans doute. Je ne suis pas encore parti.
II tort.
CHAMPLION.
Brave garçon !
CATHERINE, aprèi an silence, l' approchant de la table oA eit la earte
d'Afrique.
Prendrez- vous par le désert Libyen?
CHAMPLION.
Oui, mademoiselle.
àCTK troisième. 2i5
CATHERINE, Boivant sur la < Mi:
C'est ce que je pensais.
CHAMPLION.
Je gagne ainsi plus de cent lieues, et, tombiint mu- Wara à la sortie du désert, j'ai la chance de m'en emparer par un cuup de main.
CATHERINE
C'est là que vous retrouverez votre ami !
CEAMPLION.
Sans aucun doute ! à moins... mais je ne veux pas m'arrêter à cette idée-là.
CATHEBINE.
Quoi donc?
CHAMPLION.
Je tremble qu'à la première halte des fuyards, ne me voyant plus, il ne soit retourné sur le champ de bataille.
CATHERINE
C'est ce que vous auriez fait à sa place?
CHAMPLION.
Évidemment... Il aurait étr» pris, et alors... Ah! s*ils me l'ont tué, comme je le vcngnrai!
CATHERINE
Non, monsieur, il vit, j'en ai la conviction. Dieu proti'ige les amitiés comme la v-Vire. Vous croyez en Dieu, n'est-ce pas?
Coainn-nt n'y croirais-jc ]ias? Je l'ai vu... dcrrihu 1;. mort.
UN DOMESTIQUE, anoooM.
; \>:\vDn d'Eslri^aud.
LIONS ET RëKàRDS.