‹ Théâtre complet de Émile Augier (volume 2)Chapitre 142 sur 320 · CÈNE V · texte numérisé non relu

CÈNE V

CHAMPLION, D'ESTRIGAUD.

D'kSTRIGAUD.

Comment vous remercier d'avoir si bien plaidé ma cause?

CHAMPLION.

Savez -vous, monsieur, que vous m*avez fait jouer un rôle ridicule?

d'eSTRIGAUD, à parc.

Je ne suis pas venu pour autre chose. (Haat.) En quoi donc? Nous ne sommes pas rivaux, je présume?

CHAMPIIOIi.

Non, certes ; mais vous vous êtes servi de moi pour coa-

vrir un procédé inqualifiable.

d'estrigaud.

Mademoiselle de Biragoe vous a-^t-elle chargé de le qualifier? Prenez-vous fait et cause pour elle?

Vous savez bien que je n'en ai pa* le droit.

d'estrigaud.

Alors, mon cher...

CHAMPLION, TivemeDt.

« Mon cher! » A qui croyez-vous donc parler? Votre familiarité me déplaît, monsieur.

d'estrigaud.

Ah! ah! c'est une querelle que vous cherchez? Je vous la refuse, n'ayant pas envie de jouer votre jeu.

CHAMPLION.

Mon j eu ? Que voulez-vous dire ? «

d'estrigaud.

Que les quatre cent mille francs de mademoiselle de Birague vous ont mis l'eau à la bouche, et qu'un petit duel en son honneur achèverait de tourner la tète à ses millions.

CHAMPLIOK.

Quel misérable êtes-vous donc?

d'estrigaud.

Ah! prenez garde! je n'ai pas l'habitude de traiter les affaires d'argent par Tépée ; mais, si vous m'y forcez, je vous préviens que je serai brutal comm^ un ohifir*^. Je vous tuerai 1

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