‹ Théâtre complet de Émile Augier (volume 2)Chapitre 218 sur 320 · VI · texte numérisé non relu

VI

870 JEAN D£ THOMMEEAY.

BaL! ça te fait cet effet-là... C*eât comme tm grain de sable qu'on a dans Toeil.

BLANCHE

Non, j*ai du chagrin... C'est bête comme tout! J'étais partie pour un roman ; c'est la première fois que ça m' arrive... patatras! un bijou! Je n'en yeux pas, de vos pierres!

Je vous les rapporte, (eile jette l'écrin sur la table.) SI c'OSt pOUT

m'acheter, elles sont trop petites.

ROBLOT, à part.

Une vraie toquade!.. A-t-il une veine!..

JEAN, ouvrant l'écrin.

Vous n'avez donc pas regardé sons le peigne?

BLANCHE

Ma foi, non... j'étais outrée!.. Qu'est-ce qu'il y a?(jean

retire de l'écrin un papie^r plié en quatre et le lui donne.) La facture? (Elle pose son ombrelle snr le canapé pour oavrir le papier.) DeS VerS ! oh ! UlCS

enfants, des vers!

ROBLOT, à part.

Qu'il est jeune, mon Dieu !

BLANCHE, lisant, sur le canapé.

Dans vos cheveux plus blonds que la moissou dorée Et plus ODdoyants qu'elle au souffle des zéphirs,

Laissez- moi, ma Blanche adorée, En guise de bluets semer quelques saphirs...

Oh! que c'est joli! que je suis contente! Des vers! on ne m'en avait jamais fait!

JEAN

Ils n'ont plas de sens si vous ne gardez pas le peigne.

BLANCHE

Je le garde maintenant! je le garde I et je vous jure que je ne le mettrai jamais dans ma vente.

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