‹ Théâtre complet de Émile Augier (volume 2)Chapitre 230 sur 320 · VI. 2î · texte numérisé non relu

VI. 2î

890 JEAN DE THOMMERAY.

BOBLOT.

Mais... voilà une bouleille de moët frappé. — Et puis comme ce grand spectacle de l'Océan est propre à vous rasséréner rame et à vous ouvrir l'appétit I J'en suis fâché pour votre mélancolie, mon pauvre vicomte; mais depuis une demi-heure vous n'avez fait que tordre et avaler d'un air triste. Décidément nous avons bien fait de venir à Trouvilie.

JEAN

C'est en Bretagne que je devrais être.

BOBLOT.

Je croyais la question vidée! Votre rupture avec votre famille vous est très-douloureuse, je le comprends...

JEAN

Plus que je ne puis dire,

BOBLOT.

Mais, en somme, ce n'est pas votre faute'. Ils ont été d'une dureté pour vous!..

JEAN

Oui. Mon père est sans indulgence; mais il en a le droit, étant sans reproches.

BOBLOT.

Le temps raccommode bien des choses. Enfin ce qui est fait est fait. Ne pensez plus à vos vaisseaux, ils sont brûlt'5.

JEAN

Vous avez raison. Étourdissons-nous, (il ini loml «on vont.) \'(* remords est une fatigue inutile comme l'inquiétude. Lc5jii:«' est fataliste. Allons à la dérive et buvons au destin. (Afi« âToir ba.) Du moôt, ça ? c'est de l'ean de Sclte.

BOBLOT.

Vous êtes trop délicat.

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