SCÈNE PREMIÈRE
FANN Y , entrant et prenant des lÎTree snr la table.
Maman a bien raison d'emporter madame de Sévigné en voyage... «'était mie bonne mère aussi celle-là... sa fille me plait moins... elle se laisse trop idolâtrer... je serais bien triste aujourd'hui, si je n'aimais pas maman plus que ça... ce qui adoucit ma peine, c'est la douceur que je trouve à la lui cacher.
Entre Rejnold par le fand*
Reynold... icil
RBTNOLD.
Depuis ce matin... je viens de faire un tour en canot poni attendre ton retour, et me voilà. — Tu as l'air fâchée de me voir?
Fi.NNT, iaqniète.
Oh! non... mais si maman savait...
RVTlfOLP,
Eh bien?
4R4 MADAME CAYERLET.
FÀNNT.
Elle croirait qae je t'ai permis de revenir.
RETNOLD.
Serait-ce un si grand crime ?
FANNY
Non... mais elle croirait que je t*aime toujours.
RETNOLD.
Tandis qae tu ne m'aimes plus?
FANNT.
Je ne dis pas cela... non! je ne le dis pas. Mais pour rien au monde je ne ferai jamais Tombre d'un chagrin à ma mère.
RETNOLD.
En sorte que si elle t'ordonnait d'en épouser un autre, tu l'épouserais ?
FANNT.
Est-ce que c'est possible? Il me semble que tu es mon mari... de naissance, comme Henri est mon frère... mais je fais semblant de t'oublier pour que ma mère ne s*afQige pas de mon chagrin.
RKTNOLD.
C'est-à-dire que tu l'aimes plus que moi ?
FANNT.
Damel n'est-ce pas juste?
RETNOLD.
Juste, juste!., oui, c'est juste, cher trésor, et je ne te toodrais pas autrement. Je suis un idiot qui s'attendait à des protestations romanesques, et qui retardait sa bonne nouvelle dans l'espoir de t'entendre dire des sottises... biea moÛBii douces que la vérité.