‹ Théâtre complet de Émile Augier (volume 2)Chapitre 312 sur 320 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

Les Mêmes, moiof HENRI.

BARGE, à Henriette*

Non, Fanny ne saura rien! pendant <,es procédures, elle fera ce fameux voyage en Italie... elle l£fera avec son mari.

BBYNOLD.

Avec moi!.. 6 ma chère mère, que je suis heureux i

BARGé.

Et, à son retour, elle retrouvera toutes choses dans Tordre accoutumé.

HENRIBTTB.

Pardon, mes amis... mais j'arrive de si loin...

BARGE

Que voDS ne comprenez rien à tout ce qu'on vous dit, n'est-ce pas? Ce n'est pas très-clair en effet... Prends la parole, mon ûls, et tâche d'être limpide.

RBYNOLD.

Ah! quelle bonne idée j'ai eue là! (a Heariette.) figurei-

VOUS... (La porte de goache s'ouvre, Carerlet parait.) Combien dounS-

riez-vous pour pouvoir épouser M. Caverlet?

Ahl tout ce que je possède.

REYNOLD

Eh bien, il ne vous en coûtera que n oitié. — Pas méchant, mon beau-père... un peu vénal, mais pas méchant — Il consent à se faire naturaliser Saisse et à divorcer.

ACTB QUATRIÈMB. 523

moyennant ane propriété de cinq cent mille francs... que vous lai ofi&ez pour faciliter la naturaliaatioa. — C'est donné !

CATBaLBT, f'artnçtoU

Vous Yoilà libre.

HBITRIBTTB, lai preant U bru.

Libre!., libre!.. Mais tout cela est-il possible 7

I BARGé.

Non-seulement possible, mais facile.

HENRIETTE

Oh I que Dieu est bon f

CAVERLET, montrant Reynold.

Remerciez aussi son prophète.

HENRIETTE, tendant U main à RaynoU.

Cher Reynoldl mon fils!

BARGE

Dire que je n*ea ai qu'un! quelle faute I

RBTNOLD.

Je la réparerai.

Henri et Fannjr paraissent an fo»d.

TOUS, nn doigt sor les lèvrei.

Chat!

FANNY

Je suis encore de trop ? De quoi parlez-vous donc quand je ne suis pas là ?

CATBRLET.

De ton mariage.

HENRI

Madame Reynoldl '

624 MADAME CAVERLET.

FANNY

Est-ce pour tout de bon, cette fois?

REYNOLD, la conduisant à Barg6.

Embrassez votre beau-père.

BARGE, après l'avoir embrassée, l'œil au cîeL

Daniel 1

La toile omb»

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