ACTE PREMIER
PAUL
Pas bien, mais toujours gai.
ÂDOLPHK.
C'est boni j'irai le voir.
Et quand?
ADOLPHE
Je viens tous dire adien, je pars ce soir.
PAUL
Tu pars?
ADOLPHE
Je m'expatrie.
Où vas-tu?
ADOLPHE
Par le monde, An hasard, deyant moi.
Sans but?..
ADOLPHE
Je vagabonde.
La curiosité t'a mordu?
ADOLPHE
Non, ma foi !
C'est le spleen, f^^^^^^ ,
Hein? Le spleen?.. Un gaillard comm • 'o. ?
H PAUL POREStlER.
Envers qai de ses dons le ciel fut-il moins chiche? Voyons, de bonne foi : n'es-tu pas presque riche, Pj-AsrpiA |iPflii presque noble, et presque artiste ericor Que te faut-il de plus, ô bijou presque en or?
'ADOLPHE
Vous voulez le savoir?
Si cela peut se dire.
ADOLPHE
Ah! mon Dieu, mon état n*en deviendra pas pire. Vous m'avez toujours pris pour un fin g^èement. Pour un homme à succès, un Lauzun?
Non, vraiment,
ADOLPHBé
Vous m'étonnez. J'avais pourtant des réticences.
De petits airs discrets, des demi -confidences
Qui devaient sur mon compte éveiller le soupçon.
Je n'y prenais pas garde.
ADOLPHE
Et vous aviez raison, Car je n*ai de ma vie eu de bonne fortune. Aucune, entendez-vous, ce qui s'appelle àucane ! Et mes témérités, hors du corps de ballet, Ne m'ont iamais valu qu'opprobre et camouflet.
Tu t'adressais peut-être à des vertus ferrées?
ADOLPHE
Non I je ne m'attaquais qu*aux femmes séparées.