ACTE DEUXIÈME. ItJd
Et je crois que tous êtes payé de retour. Si elle avait seii« iement une trentaine d'années de plus, je serais jalouse.
GENEVIÈVE
Â.U contraire, grand'maman 1 c'est parce qu'elle a vingt 4ns, il me semble...
LA MARQUISE
Qu'elle ne peut pas lutter avec moi, qui en ai soixante.
GENEVIÈVE
Vous croyez que la victoire est du côté des gros bataillons?
LA MARQUISE
En fait d'amitié, oui.
LE MARQUIS
Je lui sais bon gré à cette chère petite baronne de l'accueil qu'elle a fait à notre Pauline.
GENEVIÈVE
A ce compte, vous pourriez étendre votre reconnaissance i toute 1& société de Vienne.
LE MARQUIS
Je ne dis pas non. J'ai été touché et flatté, je n'en disconviens pas, des honneurs qu'on a rendus à mon pavillon.
GENEVIÈVE
Dirait-on pas qu'il couvrait de la contrebande?
LE MARQUIS
Tu as raison... La fatuité m'emporte, je fais comme Tàne .barge de reliques.
GENEVIÈVE, se leTanU
Vous entendez, Pauline?
PAULINE, sortant de sa rêverie.
Quoi donc?
GENEYIÂYE, allant à PaoIiiM.
Tant pis pour tous ! vous perdez un beau madrigal... Cela vous apprendra à ne jamais être à la conYersation.
PAULINE
Je suis souffrante.
LA HARQUISI.
Encore !
GENEYIÂTI.
Vous êtes toujours souffrante !
PAULINE
Ce n'est rien... (a part.) L'ennui f
LE MARQUIS, s'aaseyant près de la marqnÎM.
Nous Yous aYons fait coucher trop tard hier. Vous n*aYez pas rhabitude de veiller.
PAULINE
C'est vrai.
GENEYIÈYB.
La soirée était si amusante 1
PAULINE, à part.
Comme la pluie.
GENEVIÈVE
Madame de Rosenthal est si gaie ! Il semble qu'elle souffle sa gaieté à tout le monde. Nous avons fait la partie de vingtet-un la plus bruyante! Le whist des anciens a dû s'en émouvoir.
LA MARQUISE
Le chevalier de Falkenstheim, mon partenaire, coupait mes rois à tout bout de champ...