ACTE DEUXIEME. itlt
HENRI
De rien.
Il 8* assied à droite de la Uble.
PAULINE, s'asseyant près de Inl sur on tabouret.
Voyons, monsieur, ne froncez plus le sourcil ; embrassez ^'otre femme, qui n'aime que vous... (eUo loi teod loa froot; iicnr: l'effleure de see lèrres.) Tu m*en voulais d'aToir pris uu détour pour t^.^demander des diamants? Ne m^en donne pas; je n'en ai pas besoin ; je n'irai plus dans le monde. — Quant à récrin de ta mère, pardonne-moi mon étonrderie... mon manque de tact. J'aurais dû comprendre que les reliques d'ime sainte ne peuvent appartenir qu'à un ange. Garde-les religieusement; et, si le ciel nous accorde une ûUe...
HENRI, se levant, «Tee vlolenoa.
Une fille de tous? elle n'aurait qu'à tous ressembler I...
PAULINE
Henri !•••
Elle feat se lever, Henri la Miette eor son tabonnt. HENRI.
Silence I assez de comédie ! Je tous connais trop I... Les yertus dont vous vous pariez, le désintéressement, l'amour, le repentir, tout ce fard est tombé de vos jcues dans l'almosphère pénétrante de la famille ! J'ai va clair ! je ne suis plus l'enfant que vous avez séduit.
PAULINE, ce levant.
Vous vous rajeunissez, mon cher ; vous aviez l'âge de discernement!
HENRI» doaloareaceiMBt.
J'avais vingt-deux ans ! Je venais de perdre un père dont
',. la sévérité avait prolongé mon enfance jusque dans ma jeu-
' nesse ; vous étiez ma première maîtresse, et je ne savais
rien de U vie, sinon ce que vous m'en appreniez. Il vous a
«16 LE MARÎAGE D'OLYMPE.
été facile de tous emparer de moi, de me prendre po or marchepied de votre ambition !
PAULINE
Mon ambition? montrez-m'en donc les résultats!... Je TOUS admire ! on dirait que j'ai mené une yie de plaisirs avec vous ! un an de tête-à-tête ...
HENRI
Oui, vous devez regretter amèrement les ennuis de la route après les déceptions du but ! Le monde et la famille n*ont pas tenu ce que vous en attendiez, je le sais, et le spectacle de votre déconvenue n'a pas peu contribué à m'ouvrir les yeux. Le monde, votre vanité y reste en souffrance, vous vous y sentez hors de votre élément, vous y êtes gauche, décontenancée ; vous ne pardonnez pas aux véritables grandes dames la supériorité de leurs manières et de leur éducation... ( m oav«meat d« Pauline.} Votre amertume :)e trahit dans toutes vos paroles!... La famille, vous n'en comprenez ni la grandeur ni la sainteté ; vous vous y ennuyez comme l'impie dans une église !
PAULINE, d'on ton bref.
Assez, mon cher 1 Puisque vous ne m'aimez plus, car toute votre diatribe revient à cela, nous n'avons qu'un parti à prendre : c'est de nous séparer à Tamiable.
Nous séparer? Jamais i
PAULINE
Me feriez-vons l'honneur de tenir à ma compagnie ?^
HENRI
Vous portez mon nom, madame, et je ne le laisserai pas courir les champs, (un dience.) Croyez-moi, acceptons tons les deux sans murmurer la destinée que nous nous sommes
V— faite. Nous sommes compagnons de chaîne : marchons c6td
— à côte, et tâchons de ne pas nous haïr.
àcx£ deuxième. sn
PAULINE
Cela TOUS sera difficile.
HENRI
Soyez tranquille ^ si je ne puis oublier par qoels moyens rous êtes comtesse de Puygiron, je n'oublierai pas non plus que vous Têtes ; et, passé cette explication où le trop plein de mon cœur a débordé malgré moi, nous vivrons selon toutes les bienséances.
PAULINE
Jolie perspective, en vérité I