‹ Théâtre complet de Émile AugierChapitre 143 sur 291 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

PAULINE

Vous mettrez deux cuuvcrts. (a irma.) Yeux-ta que nous dinions ici ?

IRMA

Le local me plaît.

PAULIN By daremeot au domestique.

Vous entendez ? Tâchez de ne pas nous faire attendre une heure.

LE DOMESTIQUE, à part.

JEllle croit toujours parler à des chiens.

Il sort.

PAULINE, revenant à Irma.

Comment. mes petites amies ont-elles pris mon trépas?

IRMA

Le luxe de tes obsèques les a joliment vexées I Clémence s'est jetée dans mes bras en s'écriant : a Quel genre ! Excusez ! »

PAULINE

Pauvre biche I — Avec qui est-elle ?

IRMA

Ne m'en parle pas ! elle a plus de chance qu*une honnête femme. Elle a trouvé un excellent général qui lui a fait qihnze mille de viager.

Elle n'a pas été si bête que moi I

On apporte la tablo qu'on place eur le deyant de la scène^ à droite.

IRMA

Est-ce que tu n'es pas heureuse?

PAULINE

Nous parlerons de cela plus tard. (Bas.) Comment Henri t'a-t-il reçue ?

IRMA, de même.

Très-bien ; il m'a flanquée à la porte avec cinq mille franc* de pension.

PAULINE

Ah ! voilà ce que tu venais chercher ?

IRMA

Sabsidiairement, comme dit la Gazette des Tribunaïue, Que ?eux-tu ! j'ai fait des partes à la Bourse !

On annoace H. d« Moatrichard.

Page 1