‹ Théâtre complet de Émile AugierChapitre 149 sur 291 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

PAULINE

Si votre soirée est libre, vous seriez bien aimable de nous donner une séance.

ADOtPHB.

Trds-Yolon tiers, madame.

IRMA, ao donestiqae*

Un verre, et allez-vous-en... — Tenez, monsieur Adolphe, buvez-moi ça.

ADOLPHE

Mille grâces, madame; le Champagne me fait mal.

IRMA, toQJoun asBise et «e tourotnt reniai.

(Test du cliquot^ mon cher; ça ne grise pas. A votre santé 1

ADOLPHE, après vnit bu.

Il est bon.

IRHâ, loi yersant.

Dites donc, mon petit, vous avez un tic dans Tœil.

ADOLPHE

Oui, madame... c*est même ce tic qui a déterminé ma vocation pour les * comiques.

MONTRICHARD

Et qui va nous procurer le plaisir de vous entendre.

Adolphe boit.

PAULINE

Chantez-nous donc une chanson, monsieur Adolphe.

ADOLPHE

Le Petit Cochon de Barbarie?

Irma loi remplit son ?arra.

Non, une chanson d'étudiant*

ADOLPHE

Je n'en sais pas.

UONTRICHARD.

Vous avez pourtant Tair d'avoir été clerc de notaire^

ADOLPHE

En effet, monsieur.

PAULINE

Vous l'avez été ?

ADOLPHE

Je suis de bonne famille, madame : mon père, nn des premiers quincailliers de Paris, me destinait au barreau ; mais une vocation irrésistible m'entraînait au théâtre.

Il boit.

HONTRICHARD.

Monsieur votre père a dû vous maudire ?

ADOLPHE

Hélas ! il m'a défendu de prostituer son nom sur des affiches de spectacle.

PAULINE

Comment s*appelle-t-il ?

ADOLPHE

Mathieu .

Le fait est que c'eût été un sacrilège.

IRMA

Eh bien, à ta santé, iils Mathieu ! Tu me plais 1 tq es laid, tu es bête, mais tu es naïf!

ADOLPHE, vexé.

Madame !

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