‹ Théâtre complet de Émile AugierChapitre 167 sur 291 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

eENEVIÈVE, LE MARQUIS .t LA MARQUISE,

entrant par le fond .

LE MARQUIS, montrant Geneviève à la marquise.

A quoi pense-t-elle donc? On dirait la statue de la Médi tationi

LA MARQUISE

Elle a l'air triste.

LE MARQUIS

Bah!... Oui, très-triste... — Qu'as-tu^ mon enfant?

GENEVIÈVE, tressaUlaat.

Vous étiez là ?

LA MARQUISE.'

, Tu ne nons as pas entendus entrer?... Quelle grave pensée ' t'absorbait donc?

LE MARQUIS

Est-ce qu'on t'a contrariée?

GENEVIÈVE

Pas du tout 1

LA HARQUISB.

Désires-tu quelque chose ?

GENEYIÈVB.

Non... (Se repreaant.) C'est-à-dire.,.

LE MARQUIS

C'est-à-dire, oui... Voyons, petite sournoise , dites-nous snr-le -champ ce que c'est.

GENEVIÈVE

Je voudrais voir l'Italie 1

LE MARQUIS

Voir ritalie?... comme ça, au pied levé?

GENEVIÈVE

i'ai le spleen... Vienne me déplaît... j'y tomberai malade.

La Marquise.

Mais depuis quand as-tu cette lantaisieT

genevièyb.

Depuis longtemps , je ne voulais pas vous en parler , j'es

pôraià qu'elle me pusserâil Elle ne fait que grandir 1 Je

TOUS eu supplie, emmeni^z-moi a Hume l

LE MARQUIS

Mais cela n'a pas le sens commun !

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