I.E MARQUIS» lentement
N'avons-nous pas épuisé les supplications? Ma sainte femme n'a-t-elle pas en vain courbé le front devant vous?
PAULINE
Eh bien, après?
LE MARQUIS, s'ôlançant snr elle.
Après, misérable ! (ii s'arrête.) Nous n*avons plus de salut è /attendre que de nous-mêmes, comprends-tu?
Vous ne me faites pas peur, j'en ai muselé de plus féroces que vous.
LE MARQUIS, d'une Toiz brère.
Écrivez à votre mère la lettre que je vous ai dite.
PAULINE, haussant les épaules.
Vous rabâchez, marquis.
LE MARQUIS
Écrivez-la tout àe suite, entendez-vous? Demain seraii trop tard I
PAULINE^ le regardaat.
Parce que?
L£ MARQUIS
Parce que le secret de ma petite-tille une fois ébruité, il n*y aurait plus pour elle de réparation possible que d'épouser votre mari... et elle Tépouserait, je vous le jurai
PAULINE, souriant.
Voulez- vous dire par là que vous me supprimeriez? Ah çà» mon cher monsieur, vous me prenez pour une enfant!
Elle fait qaelijaes pai.
LE MARQUIS, s'élançant rem k boite de pistolets.
Prenez garde !
PAULINE
A quoi? Ne taquinez donc pas vos pistolets, ils ne sont pas chargés. Finissons cette petite comédie; elle ne vous réussira pas.
LE MARQUIS, se contenant.
Écrivez, et je vous donne cinq cent mille ft'ancs.
PAULINE
Vous m'offrez de m'acheter mes canons le jour de la bataille? Je suis votre servante, adieu, cher oncle...
Klie se dirige vers la porte de gauche.
liE MARQUIS, prenant un pistolet, descendant à droite et se retournant ve"
Pauline.
Si vous passez le seuil de cette porte, je voas tue.
PAULINE, eur le ■euil, fredonnant l'air des Etudiant»,
\ Quand on a compromis i Une petite fille...
LE MARQUIS
Infâme 1
^' 8 lait feu. Pauline jette nn eri et tombe daot la eonlisM.