SCÈNE X
I SPIEGEL, FRANTZ, FRÉDÉHIQUE.
FRANTZ
A la bonne heure ! voilà une vraie grande dame!
FRÉDÉRIQUE
Elle est très-gracieuse !
SPIEGEL
As-tu remarqué, Frantz, qu'elle s'est refroidie tout à couf* BU apprenant que Frédérique n'est pas ta femme?
FRANTZ
Non.
LE LAQUAIS DE LA 4AR6RAVE, rentnat.
Madame la margrave envoie ceci à M Frantz avec compliments.
Il remet tin petit roaleaa, saine et Mit* FRANTZ, prenant le ronleaa et le donnant à Frédériqnea
Déjà son souvenir à Frédérique I
FRÉDÉRIQUE et SPIEGEL.
Ah! voyons!...
SPIEGEL
Ge souvenir ressemble terriblement à un roalrau d'or.'
rRANTZ.
#JtOlrt ÛOZiC I
FRÉDÉRIQUII, difaÏMUfttlt
i^^LSlvrai, de Vori
ICTE PRBMIER. tt
SPIBGBL.
Tu Yoisl
FRANTZ
C'est une impertinence pire que celle du baron !
SPISGBL, prenant le rouleau de« maiDS de Frédériqee et le mettant dane
sa poche*
La margrave a raison. Elle avait promis un souvenir à ta femme, et non à ta... cousine.
FRANTZ
Àh! je comprends 1 Elle a cru... Mordieul je cours apr4s elle pour lui dire,..
SPIBGEL.
Rien qu'elle puisse croire. Le monde, qui n'est pas dans le secret de notre existence, a le droit de juger sur les apparences.
FRÉDÉRIQUB.
Que voulez- vous dire, Spiegel?
SPIBGBL.
Cela ne vous regarde pas. (a Frantz.) Frédérique n'est plus une enfant, tu me le disais toi-même ; que veux-tu qu'on pense de son séjour ici? Tu vois qu'à notre premier contact avec le monde, la fausseté de la position se fait sentir.
FRANTZ
C'est vrai.
SPIBGBL.
Il faut couper court aux interprétations, et le moyen est simple. Frédérique t'aime d'amour.
FRÉOIÊRIQUB.
Moi ! Qui vous l'a dit?
SPIBGBL.
Je l'ai parbleu bien vu tout à i'beuro l
FRÉDÉRIQUE
Mais, Spiegel, en vérité, je ne sais pourquoi...
SPIEGEL
Que de façons^ mon Dieul C'est vous qa*il aime.
FRÉDÉRIQUE
Est-ce vrai, Frantz?
FRANTZ, souriant.
Puisqu'il te le dit!
FRÉDÉRIQUE
Oh 1 que je suis heureuse ! Vilain Spiegel, qui m'avait fait croire...
Elle lui saate an ooa.
SPIEGEL, à part.
Voilà mon r61e de père qui commence 1
FRANTZ
Et moi, Frédérique?
FRÉDÉRIQUE
Vous?
Elle loi tend la main.
SPIEGEL
Tu vas l'épouser dans huit jours... le temps de publier les bans.
FRANTZ
Mais nous sommes trop pauvres pour nous marier.
SPIEGEL
C*est justement parce que tu es pauvre qu'il faut te marier. L'amour est la seule chose qui ne s'achète pas. Dans un palais ou dans un taudis, il remplit tout, il est meublant. Nous en avons plus besoin ici que dans un château.