‹ Théâtre complet de Émile AugierChapitre 211 sur 291 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

PHILIPPE, MADAME HUGUET, pm. MATHILDE.

MADAME HUGUET, s'asseyant •& coin dn fea.

n a donc entendu quelques méchants propos

Sur cette pauvre dame ? Ah ! que les gens sont sots !

Comment faire? Elle vient tout à Theure me prendre :

Si ce monsieur la trouve, ILpeut faire une esclandre!

Bah! je la recevrai dans ma chambre à coucher...

Mon gendre n*aura pas le droit de se fâcher.

Mais à quoi penses-tu, Philippe?

PHILIPPE, relevant !• tète.

A rien, ma mère.

MADAME HIJGUET.

Ce fou ne tVt-il pas prêché quelque chimère?

PHILIPPE

Non.

MADAME HU6UBT.

Prends garde, il n*est pas homme de bon conseil.

Entre Mathilde par ^ «neh«.

A Mathnde.

Tiens, voilà ton ruban, on n*a plus de pareil. Que veux-tu 1 tu mettras ce soir ton chapeau rose.

MATHILDE

Je n'irai pas ce soir à TOpéra — pour cause.

Madame huguet.

Hubert n'a pas trouvé de places?

MATHILDE

Mon Dieu, non; Et nous en avons eu par monsieur Mamignon :

Il nous donne sa loge.

MADAME HUGUET

Eh bien donc, quel obstacle T*empêche de venir avec nous au spectacle?

MATHILDE

Ce serait accepter sa déclaration.

MADAME HUGUET, te levant.

Il ra fait...?

PHILIPPE, fnric.iK.

L'insolent!

MADAME HUGUET

La la! sans passion.

PHILIPPE

Comment, sans passion? quand ma sœur insultée Par un drôle...

M/LDAME HUGUET.

Toujours cette tête exalté*^ !

PHILIPPE, prenant son chapeau.

C'est trop fort !

MADAME HUGUET

Oii vas-lD ?

puilippf:.

Le souffleter, pardicu*

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