‹ Théâtre complet de Émile AugierChapitre 227 sur 291 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

MADAME IlUGUET.

Ûu*cn dites- VOUS, Hubert?

HUBERT

Permettez-moi d'en rire ; Je ne me croyais pas si terrible.

MADAME HUtiUET.

Gomment?

HUBERT

Monsieur, pour m'échapper, va jusqu'au sacrement I

MAMIGNON.

Quoi! monsieur!...

MADAME HUGUET

Vous doutez qu'il adore ma nièce?

HUBERT

Nun pas ! mais d'un amour d'une nouvelle espèce. D'un amour dont la peur aura fait tous les frais.

MADAME HUGUET

C'est donc bien surprenant (^n'il aime tant d'attraiU?

MAMIGNON, à Habtrt.

Oui!

MADAME HUGUET

Son- bonheur ici n*a-t-il pas tous les gages ?

MAMIGNON.

Lai

MADAME HUGUET

^ N*est-ce pas le lot d'un homme entre deux âge:. Qu'une femme où l'on voit cet accord précicu:: D*une jeunesse en tleur et d'un cœur sérieux?

3iK) . LA JEUNESSE.

UAMIGNOK.

Ah! maisl...

, MADAME HUGUBT.

La pauvre fille^ à douze ans orpheline A subi du malheur la rude discipline ; Et son esprit, maté par la vie au début, Aux chimères du cœur n'a pas payé tribut.

MAMIGHON, à part.

Tiens, tiens!

MADAME HUGUET

Elle s*est fait un programme modeste Où le devoir tient plus de place que le reste. Et les moindres bonheurs qui lui viendront en sus. Gomme grâces d'en haut seront d'elle reçus.

MAMIGNON, à pazU

Par ma foi, si c'est vrai, je joue à qui perd gagne.

MADAME HUGUET

C'est une véritable et sincère compagne,

Et monsieur Mamîgnon ne peut mieux s'eugagcr.

MAMIGNON, à Hubert.

Le fait est qu'il est temps bientôt de me ranger.

HUBERT

Ah! certes!

MAMIGNON.

Je suis las de courir l'aventure.

HUBERT

Je le crois.

MAMIGNON, s'animant pe« à pea.

J'ai besoin d'une affection pure ; J'ai trop longtemps suivi ces sirènes sans foî

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