ACTE TROISIÈME
MADAME IlUGUET.
Ûu*cn dites- VOUS, Hubert?
HUBERT
Permettez-moi d'en rire ; Je ne me croyais pas si terrible.
MADAME HUtiUET.
Gomment?
HUBERT
Monsieur, pour m'échapper, va jusqu'au sacrement I
MAMIGNON.
Quoi! monsieur!...
MADAME HUGUET
Vous doutez qu'il adore ma nièce?
HUBERT
Nun pas ! mais d'un amour d'une nouvelle espèce. D'un amour dont la peur aura fait tous les frais.
MADAME HUGUET
C'est donc bien surprenant (^n'il aime tant d'attraiU?
MAMIGNON, à Habtrt.
Oui!
MADAME HUGUET
Son- bonheur ici n*a-t-il pas tous les gages ?
MAMIGNON.
Lai
MADAME HUGUET
^ N*est-ce pas le lot d'un homme entre deux âge:. Qu'une femme où l'on voit cet accord précicu:: D*une jeunesse en tleur et d'un cœur sérieux?
3iK) . LA JEUNESSE.
UAMIGNOK.
Ah! maisl...
, MADAME HUGUBT.
La pauvre fille^ à douze ans orpheline A subi du malheur la rude discipline ; Et son esprit, maté par la vie au début, Aux chimères du cœur n'a pas payé tribut.
MAMIGHON, à part.
Tiens, tiens!
MADAME HUGUET
Elle s*est fait un programme modeste Où le devoir tient plus de place que le reste. Et les moindres bonheurs qui lui viendront en sus. Gomme grâces d'en haut seront d'elle reçus.
MAMIGNON, à pazU
Par ma foi, si c'est vrai, je joue à qui perd gagne.
MADAME HUGUET
C'est une véritable et sincère compagne,
Et monsieur Mamîgnon ne peut mieux s'eugagcr.
MAMIGNON, à Hubert.
Le fait est qu'il est temps bientôt de me ranger.
HUBERT
Ah! certes!
MAMIGNON.
Je suis las de courir l'aventure.
HUBERT
Je le crois.
MAMIGNON, s'animant pe« à pea.
J'ai besoin d'une affection pure ; J'ai trop longtemps suivi ces sirènes sans foî