‹ Théâtre complet de Émile AugierChapitre 247 sur 291 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

Il ne me reste rien de mon cœur <f autrefois...

Hors l*amour matornel qu'aucun souffle n'effleure.,

Et c'est lui seul qui parle et t'exhorte à cette heure !

Au nom de mes labeurs, au nom de mes ennuis,

Par tout ce que j'étais et par ce que je suis,

Ne t'aventure pas dans cette rude vie

Où mon âme à ce point s'est usée et meurtrie !

Enfin songe à tes fils! affranchis-les, crois-moi,

Du joug que notre erreur appesantit sur toi,

Et qu'ils aiment un jour sans que leur pauvre mèrr

Leur doive les leçons d'une sagesse amère.

Ne leur préparé pas pour un moment pareil

Ce terrible récit, ce terrible conseil 1

PHILIPPE

Que tu me fais de mal !

MADAME HU6UBT.

Je le sais, et j'en souffre- Mais il faut avant tout te retirer du gouflre. Sache souffrir un jour pour être heureux plus tard. Quelle hésitation reste dans Ion regard?

Ne te sens-tu pas pris dans un cercle inflexible, Quand ton amour te rend la fortune impossible, Et que d'autre côté par un cruel retour Ta pauvreté te rend impossible l'amour? Qui t'arrête? la peur d'aflliger Cyprienne?

Mdis sa vie est en jeu tout autant que la tienne I Je parle pour tous deux, mon fils ! Vous ne serei Et vous ne pouvez être heureux que séparés I

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