ACTE CIiNQUIÈMB. lO
Tu le voulais heoreux autrement.
MADAME HUGUBT.*
Il est yrai.
PHILIPPE
Pourvn que je le sois, mère!... et je le serai.
MADAME HUGUBT.
Ce que tu n*osais pas faire avant ta ruine. ••
« PHlLIPPB.
Je le fais après, oui. Mais touche ma poitrine : Il m^est revenu là de quoi me tenir chaud Depuis que j'ai perdu l'argent de mon manteau.
HUBBRT.
Bien, Philippe. Suivons Tordre de la nature ; Réglons nos vêtements sûr la température; La jeunesse et Tété n*ont pas besoin d'habit, Puisqu'ils ont le soleil et Tamour au zénith ; Qu'ils gardent simplement les moutons dans la plame, La vieillesse et l'hiver trouveront de la laine.
MADAME HUGUBT.
Ils Yont recommencer ma vie 1
MATHILDB.
Eh bien, après?
Parmi tes souvenirs n'as-tu que des regrets?
Quand ton bonheur n^aurait duré qu'une journée, II ne faudrait pas plaindre encor ta destinée ; Car elle fut plus belle et meilleure d'un jour Que celle des heureux à qui manqua l'amour.
De tes conseils d'ailleurs tu m'avais secourue ; M'est-il mal advenu de ne t'avoir pas crue?
MADAME BUGUET
Tu vis à la campagne, et lui n'a plus de quoi Faire ce marché d*or qu'Hubert...
HUBERT
Je suis là, moi !
Cinquante mille francs sont-ils la mort d'un homme? J'hypothèque ma terre et lui prête la somme.
MATHILDB.
Es-tu bon!
PHILIPPE
Cher Hubert 1
HUBERT
Bah! je ne risque rien, Tu peux me rembourser en cinq ans sur ton bien. Allons à la maison terminer la journée.
Et chantons comme en Grèce : a fiyménée ! hyménéc ! »
PHILIPPE, à madame HagaeU
Ne te désole pas.
maCàme huguet.
Je ne formais qu'un vœu, C'était votre bonheur. — Je m'en remets à Dica
SAPHO