‹ Théâtre complet de Émile AugierChapitre 270 sur 291 · ODE · texte numérisé non relu

ODE

liberté, déesse austère, On a brisé ton lier autel; Mais de tes pas la vieille terre Garde un souvenir immortel !

Il vient une heure où chaque fibre Se révolte aux cœurs généreux, Et crie à l'homme qu'il est libre Et n'a pour maîtres que les dieux I

Que le bras se lève

Pour les maux soufferts*

A. défaut de glaive.

Brandissons nos fersl

L'humanité qui dégénère N'est-elle plus fille des dieux?

Son œil baissé vers la poussiers N'ose-t-il regarder les cieux?

Ressaisis donc ton héritage, Noble race^ a^ec ta fierté; Si tu naquis dans Fesclavaga, Lègue à tes fils la liberté !

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