‹ Théâtre complet de Émile AugierChapitre 291 sur 291 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

SAPHO, seule, revenent à elto.

Où suis-je? — Ahl oui, je me rappelle Tout ce qui m'attachait à la vie esl brisé ; Il ne me reste plus que la nuit éternelle Pour reposer mon cœur de douleur épuisé.

Elle prend sa Ijr*»

ma lyre immortelle, Qui, dans les mauvais jours, A tous mes maux fidèle, Les consolais toujours!

En vain ton doux murmure Veut m* aider à soufTrir; Tu ne peux pas guérir Ma dernière blessure : .

Elle est au fond du cœur I Le trépas seul peut unir ma douleur!

454 SAPHO

Adieu, flambeau du monde.

Tu descends dans les flots; Quand tu quitteras Tonde, Mes yeux resteront closl Le jour qui doit éclore, Phaon, luira pour toi; Mais sans penser à moi Tu reverras Taurore!...

Ouvre -toi, gouffre amer, Je vais dormir pour toujours dans la mer F

Elle gravit la rocher du food; arrivée à la cime, elle re|»rend les dernion

Ouvre-toi, gouffre amer, Je vais dormir pour toujours dans la mer!

Slle «e précipiter

flM DU TOUE TAOISISM».

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