‹ Théâtre complet de Émile AugierChapitre 43 sur 291 · ACTE DËl'XIEMB. T · texte numérisé non relu

ACTE DËl'XIEMB. T

LE BARON

Quelque chose? Il y a tout.

FRANTZ

Qu'est-ce donc^

LE BAROH.

Rien... une ressemblance! — Allons, chère margrave, il est temps de prendre congé.

FRA.XTZ.

Vous parlez?

LA MARGRAVE

Pour Munich.

FRÉDKRIQUE.

Mais, madame, vous arrivez à peine... Mademoiselle doit être fatiguée de la route... La chaleur est accablante.

UOHOTUÉE.

Ah! oui, il fait bien chaud.

FRAKTZ.

Ma cousine a raison, madame; dans notre joie, nous n'avons pas songé... et puis nous n'aurions pas osé... mais à présent...

FRÉOÉRIQUB.

Vous ne pouvez partir aujourd'hui... Faites-nous la grâce de vous reposer ici au moins une nuit... Vous êtes chez le comte Sigismond.

LA MARGRAVE

Je ne sais si je dois...

FRANTZ

Assez généreuse pour pardonner à ma fortune, vous ètet trop bonne pour vouloir Thumilier.

SPIEGEL, à part.

Ce diable de Frantz, quelle éloculionl

FRANTZ

Monsieur le baron, soyez assez aimable pour dooner l'exemple à madame.

LE BARON

Voyons, margi*ave, acceptons, pour la rareté du fait. 11 sera plaisant de voir les parents qui n'héritent pas rester, ne fût-ce qu'un jour, chez les étrangers qui héritent. Ce sera plaisant et de très-bon goût.

La makgrâve.

Eh bien, baron...

FRANTZ

Vous reste». Ci^yez, madame, que je sens tout le prix d'une faveur si grande.

LE BARON, à Spiegel.

Parbleu ! mon jeune Apelles, je veux que nous vidions un vieus jQacon et que nous irlnquions tous ensemble à la mé- > oire du défunt.

SPIEGEL

va me va. (a part.) Il n'a pas plus de rancune qu'un poulet.

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