SCENE, Vin
Les Mêmes, FRÉDÉRIQUE.
SPIEGEL
Dites-lui votre opinion» Frédérique... Il veut se faire adopter par le baron de Bcrglmuscn.
FREOKIUQLE.
Que vous disais-je, Spiegel? Leur plan se découvre.
SPIEGEL
Vous aviez raison... La farce du sanglier s'explique.
FRANTZ
Vous «tes fous tous deux... Quel intérêt lo baron aurait-il i ni'adopter? Regardez ses équipages, ses livrées... il est riche...
SPIEGEL
Moins que toi...
PRANTZ.
En tout cas, est-ce lui qui hériterait do moi, ou moi qui 111. 6
hériterais de lui?... D'ailleurs, il oe songe pas à m'adopter. C'est une idée qui me vient à l'instant, qui n'appartient qu'à iDoi.
FRÉDÉniQUB.
Tu as eu celte idée de toi-même?
FRA.NTZ.
Pourquoi pas?
FRÉDÉAIQUE.
Pourquoi pas? Et ton père ! est-ce en reniant son nom que tu comptes payer ta dette à sa mémoire? Ne sais- tu pas au prix de quels sacrifices il a fait de toi un artiste, au lieu d'un artisan que tu devais être? Si tu l'as oublié, je m'en souviens, moi qui tenais ta place dans sa pauvre maison... Ame tendre! cœur simple et dévoué! Pendant sa dernière maladie, comme il sentait sa fin prochaine : « Va, ma lille, me disait-il, n'appelle pas de médecins; ils coûtent cher, et Frantz a besoin d'argent là-bas. » Il motirut en bénissant le travail qui te retenait loin de lui... et ta veux quitter son nom !
FRANTZ
Qui parle de le quitter? Je Tillustrerais, au contraire, ec y joignant Téclat d'un titre, et mon père lui-même, dont je n'ai pas oublié la tendresse, se réjouirait de me voir anobli
FRÉOÉRIQUE.
Non, Frantz, non.
FRANTZ
Vous m'en aimeriez donc moins, vous autres ?..
SPIEGBL.
Je ne dis pas cela.
FRÉDÉRIQUE
Je t'aimerais toujours, c'est ma destinée ; je ne sais pas ce