‹ Théâtre complet de Émile AugierChapitre 64 sur 291 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

Les Mêmes, LA MARGRAVE, DOROTHÉE,

LE BARON

LE BARON

Nous partons, mon jeune sauveur.

SPIEGEL, à part.

Nous restons, monsieur le sauvé.

LÀ HÂRGRATI.

Venez-vous, monsieur Frantz?...

FRÉDÉRIQUB.

Nous le gardons, madame.

LA MARGRAVE

Comment?

FRÉDÉRIQUE

Ne nous enviez pas cette joie ; c*eot la première que nou» aurons eue depuis que nous sommes riches.

DOROTHÉE

La richesse ne fait pas le bonheur.

SPIEGEL

Vous avez des opinions avancées, mademoiselle.

LA MARGRAVE

Vous ne ven^z pas, monsieur Frantf î

Vous le voyez, madame, on me retient... Vous \oudr bien m'excuser auprès du feld-maréchal.

LE BARON

Prenez garde!... le maréchal est susceptible.

LA MARGRAVE

Très-susceptible.

LB BAROK.

A cheval sur Tétiquette. Ne pas vous rendre à son invitation, c'est repousser les avances qu'il vous a faites, et il n'en fait pas à tout le monde.

LA MARGRAVE

C'est lui qui donne le ton dans le pays ; que son salon vous soit fermé, aucun ne s'ouvrira devant vous.

SPIEGEL

C'est tout profit.

LE BARON

Au surplus, cela vous regarde... nous n'insistons pas...

LA MARGRAVE, à FraoU.

Vous sera-t-il permis, du moins, de me donner la main jusqu'à ma voiture ?

FranU lui doane la maia.

LE BARON) offirantle bra« à Dorothée.

Mon petit ange!... ^

DOROTHÉE

Nous ne resterons pas jusqu'à la fin, n'est-ce pas? j

LE BARON. y

Vous n'aimez donc pas la musique ?

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