‹ Théâtre complet de Émile AugierChapitre 80 sur 291 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

FRÉDERIQUE, SPIEGEL.

SPIEGEL

Que le diable emporte la lichesse ! Les riches ont toujours ua tas d'affaires plus pressées que le bonheur.

FRÉDERIQUE.

Allons! nous signerons le contrat dans huit jours. Franti aura pensé que nous sommes assez jeunes pour perdre une semaine.

SPIEGEL

Il ne s'agit pas seulement du contrat... je ménageais une surprise à Frantz, moi.

FRÉDERIQUE.

Une surprise!... Vous ne m'en avez pas parlé.

SPIEGEL

C'est que je vous la ménageais, à vous aussi*

FRÉDERIQUE.

Ob. ! dites-moi ce que c'est.

SPIEGEL

Vous savez que Frantz n'a jamais eu la joie d'entendre sa symphonie à grand orchestre. Autrefois, il était trop pauvre pour se donner ce plaisu*.

TRÉDÉRIQUE.

Aujourd'hui, il est trop riche pour avoir le temps d'y penser.

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