ACTE CINQUIÈME. 1S
SPIEGEL
Ces mots-là n'échappent pas anx cœurs bien placés .
FRANTZ
Oh! alors, prends-le comme tu voudras. J'ai offert d'ea 7oyer l'argent, tu ne veux pas, je m'en lav^ les mains.
SPIEGEL
C'est un mot connu ! — Tiens, je vois le fond de ta pensée : tu veux te brouiller avec Herroann parce qu'il te tutoie et que son père n'était qu'un petit marchand -^ comme le
tien.
FRANTZ
Crois-tu m*humilier en me le rappalantT
Je crois te le rappeler.
FRANTZ
Sais-tu que tes aigres façons de censeur sont parfaitement ridicules, que tu abuses des droits de l'amitié, et que je ne suis ni d'âge ni d'humeur à supporter ce contrôle perpétuel de toutes mes actions?
SPIEGEL
Crois-tu, toi, parce que tu es riche et anobli, que tu échappes au jugement de tes amis? Espères-tu traiter mon estime en pays conquis ?
FRANTZ
Si ce qui se fait ici te déplaît. . •
SPIEGEL
Si j'y suis encore, crois bien que ce n'est pas à cause da toi... Tu n'as pas de cœur.
FRANTZ
Si un autre me parlait ainsi!
138 Lf PIERRE DE TOUCHE-
SPIEGEIi.
Provoque-moi, chevalier ! cela t'achèvera de peindre.
FRANTZ
Tiens! je m'en vais, car je finirais par m*oublier.
lltort par la porte de droite saas Totr Frédériqae.