SCÈNE XIII
Les Mêmes, HECTOR DE MARBEUP.
Hector entre par le fond avec des cahiers de musique sous le bras. HENRIETTE, l'apercevant.
Venez, monsieur, que je vous présente à mon mari.
VERDINET, saluant.
Monsieur... (Le reconnaissant.) Ohl
HECTOR, laissant tomber ses cahiers de musique. Ohl
HENRIETTE
Vous vous connaissez?
VERDINET.
Beaucoup... ce cher Hector... un chent ! (Bas.) Commentl je vous prête mon fusil... et vous tirez sur moi!
HECTOR
Je ne savais pas, je vous jure I
SCÉNË TREIZIÈMB 169
GALINOIS, à part.
Du reste, il a bien une tête à ça, le petit I
VERDINET, à part,
Ahl tu fais la cour à ma femme, toi!... Je m*en vais te couler. (Haut.) Il m'a bien souvent raconté ses malheurs... ce pauvre ami! mais, il faut être juste. Hector... tous les lorts ne sont pas du côté de madame de Marbeuf.
TOUS
Comment?
VERDINET, à Heclor.
Vous étiez vif, et parfois votre main s'oubliait jusqu'à...
HENRIETTE et MADAME DÉSAUBRAIS.
Oh!...
GALINOIS.
Frapper une femme !
HECTOR, protestant.
Mais, monsieur...
VERDINET.
Vous n'étiez pas non plus un mari très-exemplaire... la chronique parle d'une certaine danseuse...
HENRIETTE et MADAME DÉSAUBRAIS.
Oh!
GALINOIS.
Dne sauteuse!...
HECTOR
Permettez...
VERDINET, l'interrompant.
Avec laquelle vous fites un souper... célèbre!... Vous ne X. 10
rentrâtes que le matin... encore fût-on obligé de vous raj porter... et dans quel état!...
HENRIETTE et MADAME DÉSAUBRAIS.
Oh!
GALINOIS.
Des amours alcooliques!
HECTOR
Monsieur... mesdames... je vous jure...
MADAME DÉSAUBRAIS.
Assez!... Ma nièce, allons nous habiller!
HECTOR
Mais...
Assez !
HENRIETTE
Elle rentre à gauche avec madame Désaubrals» TERDINET, à part.
En voilà un de blessé à mort... A l'autre, maintenant...
HECTOR, à Verdinet.
Ahçàl monsieur, m'expliquerez-vous...
TERDINET.
Assez! assez!
Il entre à gauche.
HECTOR, à part.
Ah! c'est comme cela! Eh bien, je me vengerai!...
Il veut sortir, Galinois le retient.
GALINOIS, avec une indignation contenue.
Monsieur, je suis un homme calme... je suis un ancien dotaire... Je ne veux pas excuser madame votre épouse... mais je déclare qiïelle a parfaitement faiti