‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 2)Chapitre 113 sur 327 · SCÈNE QUINZIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE QUINZIÈME

TERDINET, vivement.

C'est ça, magnétisez ma tante. (Bas, à madame Désaiibrais.

C'est un bon tour à lui jouer.

MADAME DÉSAUBRAIS, piquée.

Qu'appelez-vous un bon tour?

VERDINET.

Non... ce n'est pas cela que je voulais dire.

MONNERVILLE.

Que viens-je d'apprendre, mesdames, il nous faut renoncer à notre partie?

VERDINET.

Complètement. (Avec ironie.) Vous m'en voyez désespéré.

MONNERVILLE.

C'est une heure de plaisir dont vous me privez, (a madame Désaubrais.) Et je demande la permission de la passer auprès de vous.

MADAME DÉSAUBRAIS.

Mais, bien volontiers, monsieur. (Bas, à Verdinet.) Il est parfaitement élevé, ce jeune homme.

VERDINET, à Monnerville.

C'est ça , tenez compagnie à ma tante. Henriette et moi, PxOus allons faire un tour de jardin.

MADAME DÉSAUBRAIS, bas, à Verdinet.

Vous n'y pensez pas!

VERDINET, bas.

Quoi donc?

MADAME DÉSAUBRAIS.

Me laisser seule avec ce jeune homme I

VERDINET, à part.

Ah! sapristi! si je m'attendais à celle-là?..

Henriette touche quelques notes.

MONNERVILLE, allant à elle.

Ah ! madame est musicienne ?

HENRIETTE

Oh! comme tout le monde... Et vous, monsieur?

MONNERYILLE.

Oh ! très-peu, madame.

VERDINET, à part.

C'est-à-dire pas du tout. (Tout à coup.) Tiens ! si je le faisai? chanter... un moyen de le couler. (Haut.) Ernest, cliantezaous donc quelque chose pour ces dames.

HENRIETTE et MADAME DÉSAUBRAIS.

Ah ! oui.

MONNERVILLE.

Moi?... J'en suis incapable!

VERDINET.

Allons donc ! vous avez une voix charmante et une méthode...

MONNERVILLE.

C'est une plaisanterie !

VERDINET.

Vous nous avez ravis toute une soirée.

MONNERVILLE, étonné.

Quand donc ?

VERDINET.

Vous savez bien... le soir où vous m'avez repêché... k soir du train de bois I

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