SCÈNE VI
FARIBOL, ALEXANDRA.
FARIBOL, seul.
En l'attendant, je vais préparer une forte sauce ?
Il va pour frapper à la maison.
2o4 SI JAMAIS JE TE PINCE...!
ALEXANDRA, reparaissant par le premier plan de droite; elle a Baissé son voile et ne voit pas Faribol.
Enfin, il est parti I
Elle reprend sa fa«tion.
FARIBOL, à part.
Mâtin! le joli cou-de-pied!... j'ai bien envie d'attendre Pichenette ici. (s'approchant.) Madame...
ALEXANDRA, à part.
C'est lull ohl le gueux I
FARIBOL, faisant l'aimable.
Pardon, madame... vous êtes égarée, je crois, dans ces parages inconnus et... assez malpropres...
ALEXANDRA, déguisant sa voix.
Oui, monsieur... je cherche le théâtre de l'Odéon.
FARIBOL, à part.
Serait-ce une femme de lettres?... on dit qu'elles portent des bas bleus... je voudrais bien voir çal (Haut.) L'Odéon! vous en êtes bien loin... il y a un tas de petites rues... voulez-vous me permettre de vous servir de pilote... jusqu'à ce mausolée de la tragédie?
ALEXANDRA, déguisant sa voix.
Si je ne craignais d'être indiscrète...
FARIBOL.
Indiscrète?... avec cette tournure, cette distinction, ce cou-de-pied, (a part.) Diable de voile I... elle est peut-être laide! (Haut.) Ce voile... qui me dérobe sans doute les traits les plus charmants... si vous vouhez seulemont en
souL^j-p» nn petit coin?...
ALEXANDRA
Flatteur!
Elle lève tuut à fait soc voila