‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 2)Chapitre 205 sur 327 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

PAPAVERT, puis CORINNE.

Au lever du rideau, on voit des invités se promener dans la pièce du

fond.

PAPAVERT, en scène, tirant sa montre.

Dix heures moins septl... et pas d'orchestre, c'est inimaginable!...

CORINNE, entrant par l'angle de gauche.

Eh bien, monsieur... ces musiciens?

PAPAYERT.

Je n'y comprends rien!... voilà leur estrade»., voilà leurs pupitres... et ils n'arrivent pas!...

CORINNE

Nos invités se promènent depuis une heure... Est-ca que vous comptez donner un bal sans musique?

PAPAYERT.

Mais non 1 j'ai passé moi-même à huit heures et demi^ chez mon chef d'orchestre pour lui rappeler... je l'ai trouvé au milieu d'un déménagement... je l'ai aidé.

CORINNE

Ohl quand les maris se mêlent de quelque chose...

Elle remonte.

PAPAYERT.

Corinne 1 tu es bien cruelle pour moi... Est-ce ma faute?

CORINNE

Enfin, que voulez-vous que je fasse de nos invités? les dames bâillent, les messieurs s'endorment...

PAPAYERT.

Ah ! mon Dieu 1 si tu disais à notre nièce Émérantine de leur chanter sa romance d'Amour et Tristesse?

CORINNE

Émérantine s'habille... et vous savez qu'elle en a pour longtemps.

PAPAYERT.

Oui, à cause de son épaule... Dis-moi, l'as-tu un pe^ cotonnée?

CORINNE

Mais oui... cela ne vous regarde pas!...

PAPAYERT.

Je crois lui avoir trouvé un prétendu. . M. de Saint Gluten m'a promis de venir.

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