‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 2)Chapitre 215 sur 327 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

PAPAVERT, LÉOPARDIN.

PAPAYERT, le ramenant.

Mon orchestre qui déménage!... j'en tiens un morceau!...

LÉOPARDIN.

Je suis mon chef 1

PAPAYERT.

Restez là, monsieur... et flùtez! flùtezl...on vous paye pour çal...

LÉOPARDIN.

Docteur, une rapide consultation.

Il tire la langue.

PAPAYERT.

Je n'ai pas le temps 1

Votre régime ne me réussit pas.

PAPAYERT, à lui-même.

VoUà un joli bail

LÉOPARDIN.

Et pourtant, je ne me permets pas la plus petite distraction... je bois du lait... je mange de la crème au chocolat... je fuis l'amour...

PAPAYERT, impatienté.

Eh ! changez de régime ! buvez du punch ! et aimez tant qu'il vous plaira!...

n% SI JAMAIS iK TE PINCE...?

LÉOPARDIN, radieux.

Ah bahl... aimer 1... je puis aimer?...

PAPAVERT.

Et jouez-nous quelque chose I

LÉOPARDIN, regardant par la porto du salon.

Oh! les femmes I... les femmes!... Pristi!... quelles épaules!...

Il envoie des baisers.

PAPAVERT, le repoussant.

Mais ce sont les épaules de ma femme!... Flûtez donc, monsieur !... (Remontant.) Où est le violon, maintenant? ne bougez pasi...

Il disparait sur les traces de Farihol.

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