‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 2)Chapitre 228 sur 327 · CTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CTE TROISIÈME

ALEXANDRA

Faribol '

Je suis pincé I

P'apavert et Coriane entrent, suivis des clercs *t des invités. TOUS.

Qu'est-ce que c'est?... qu'y a-t-il?

PAPAYERT, à Faribol.

Que fais-tu là, sur cette fenêtre ?

FARIBOL, toujours sur la fenêtre.

Je raconte une anecdote... M. Tortoni nous paye pour raconter des petites anecdotes dans les soirées qui languissent... c'est très comme il faut!...

CORINNE

Ahl par exemple I écouter un garçon limonadier 1

TOUS

Oh!...

ALEXANDRA

Pourquoi pas? puisqu'on ne danse pas, ça nous amusera.

TOUS

Oui, oui... ça nous amuserai

PAPAVERT.

Allons, parle... (a part.) Quelle drôle de soirée!

FARIBOL, arrivant en scène; il donne son plateau à Léopardin.

C'est un conte des Mille et une Nuits.., arrivé à une sultane dont le mari tenait un café à l'enseigne du Homard repentant... à Bagdad...

ALEXANDRA

Continuez, garçon I

FARIBOL.

Ce mari... un nommé Faribol-al-Raschild... était un assez vilain coco... un pas grand' chose... qui ne craignit pas de tromper sa femme...

ALEXANDRA

Pour une drôlesse...

PARIBOL.

De Bagdad!...

CORINNE

Ohl c'est affreux I

LÉOPARDIN.

C'est ignoble!

TOUS

C'est abominable I

FARIBOL.

C'est un gueux!... je demande qu'on le fasse a.sseoir sur quelque chose de pointu 1

PAPAVERT, à part.

Dire que c'est là une soirée dansante !

FARIBOL.

Mais il en fut bien puni!... Sa femme.... la sultane... 5ui était Corse... de Bagdad... résolut de se venger!... £11? jeta les yeux sur un jeune calife...

LÉOPARDIN, à part.

Il m'a regardé, je suis le calife !

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