‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 2)Chapitre 24 sur 327 · MARTIN, HERNANDEZ · texte numérisé non relu

MARTIN, HERNANDEZ

MARTIN, accablé.

Eh bien, qu'est-ce que tu dis de ça ?

HERNANDEZ

C'est clair... ça y est. (Lui serrant la main.) Dieu te garde I

MARTïrî.

Ça me tombe comme un payé.,. Loïsa! coupable 1... et moi qui me privais de lui faire des traits 1 jobard !

HERNANDEZ

Je sui« de moitié dans ton affront.

MARÎIir.

Tu seras de moitié dans ma vengeance?!

HERNANDEZ, lui tendant la niaia.

Même nom f

MARTIN

Même cœur!

HERNANDEZ

Même honneur !

MARTixt.

Le traître ne mourra que de ma mainl..v

Ou de la mienne, si tu le rates... Quelles sont tes armes?

MARTIN

Mes armes?... Ahl voilà le chiendent!... Je ne suis pas en duelliste de profession... J'ai déjà été sur le terrain, comme témoin, mais je ne connais ni l'épée ni l*^ pistolet.

HERNANDEZ

Diable I et la carabine?

MARTIN

Plutôt. {Passant à gauche.) J'ai cassé pas mal de pipes à la fête de Bougival.

HERNANDEZ

Alors le duel à l'américaine 1

MARTIN

Le duel américain?

HERNANDEZ

OuJ... à la carabine... On se cherche dans une lorêt...

MARTIN

Au Vésinet 1 ma maison de campagne est par là.

HERNANDEZ

On s'épie, on rampe derrière les arbres et les rochers., le premier qui voit l'autre tire dessus 1

MARTIN

C'est que... j'ai la vue basse.

Enfant I j'ai un truc superbe qui m'a toujours réusai.

Martin.

ie le prends l

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